Paru dans la revue "Rêve de femmes" : article de Lor Ellaime

Paru dans la revue "Rêve de femmes" n°/148 :

 

Texte de LOR ELLAIME (Dossier : "Femmes d'âge mûr : la parole est à vous")

"EXPÉRIENCE ET NATURE D’ÊTRE"

Ce qui se vit le plus naturellement du monde, au fur et à mesure des années, est souvent la pépinière où résident nos plus grands trésors.


J’ai toujours vécu au plus proche de la nature.
Ce qui, en plus d’une source d’équilibre, joie, gratitude, m’a donné à la fois une perception de points de vue plus larges et l’émerveillement de l’infiniment grand dans l’infiniment petit.

Cela m’a familiarisée à ressentir la globalité, les interconnections, interrelations et échanges, la circulation constante de vie.
Cela m’a aussi permis de remarquer le bien-être qui est spontanément là, dans ces moments, puis de savoir y revenir.

Ce bien-être, perceptible dès que je suis accordée à la vie que je suis, s’est révélé être une boussole, un diapason, un GPS.

Avec l’expérience, j’ai appris à m’y fier plus profondément et à l’inclure dans tous les domaines de ma vie.

Avec le temps, cela m’a guidée pour vivre le moment présent.
Cela m’a aussi donné l’expérience que le moment présent est plus un espace qu’une mesure du temps.

Au bord des rivières, près des arbres, dans les collines, j’ai souvent joué du ukulélé.
En cherchant un instrument en bois, à cordes, léger, j’ai été touchée et réjouie par ces sons, facilement en résonance avec ce que je sens dans ces moments de communion à la vie.
Pensant d’abord simplement égrener des notes pour remercier, célébrer la vie de ces lieux, de l’ensemble, je l’ai emporté au bord des ruisseaux, rivières, sur les collines.
En fait, touchée de la circulation de vie dans les espaces intérieurs/extérieurs, des interrelations entre les arbres, les collines, les rivières, la circulation de l’air, les animaux et l’ensemble de la vie : ce sont des mélodies et chansons qui sont venues. Elles exprimaient en sons, ondulations, respirations, ce qui était ressenti et elles en étaient issues.
Cela a intensément été le cas pendant deux ans.

L’amour que l’on ressent pour la vie, la Terre, est une délicieuse richesse et une source de joie.

Il nous fait sentir que nous sommes la vie aimant la vie et aimée de la vie.

Le fait de photographier dans la nature est aussi l’expérience et l’expression de cette communion, de cette présence au moment, si ressourçante, réjouissante.
Cela me pose au cœur de l’instant et ouvre à l’harmonie de l’ensemble. Je vis un profond accord au chant de la vie. C’est à la fois en être consciente, émerveillée, le vivre, en découvrir le spacieux, la simplicité, la beauté.

La vie en dit long dans le silence des pensées, l’amour de la vie, la joie de l’instant.

Dans ces connexions, il y a la perception d’un langage universel pour tous les amoureux de la vie, de la Terre.
C’est enthousiasmant de le partager ! Cela donne l’intuition que ce sont des déclencheurs potentiels, qui enchantent le cœur, facilitent le ressenti du bon de tout cela, donnent l’occasion de s’y relier.

S’éveille aussi la conscience de cette liberté :
La possibilité de mettre notre attention, notre ressenti, nos choix sur ce que nous percevons de constructif, réjouissant, en accord avec notre être, nos valeurs de cœur, notre joie profonde, la beauté de ces partages et joyeuses cocréations.

Ce n’est pas une quête de perfection. C’est être conscient du précieux de la simplicité, de la bonne humeur, de la bienveillance, du bien-être intérieur.

J’en suis arrivée à la conclusion et perception qu’il s’agit de se laisser être présent au moment. Car naturellement nous le sommes, mais nous avons plus l’habitude de donner facilement notre attention à des idées, pensées…

C’est reconnaître dans ce bien-être l’état le plus naturel et devenir disponible pour le vivre.

C’est aussi découvrir que, plus nous reconnaissons la valeur de cet état d’être, plus nous nous offrons de la bienveillance et de l’indulgence.

Au point de se laisser libre de vivre ce bien-être, de se sentir bien dans notre espace intérieur.

Tout ce que nous voulons être est déjà en nous !

En nous offrant de le vivre, à la fois nous remercions tous ceux qui ont fait ces choix et nous contribuons à faciliter, pour ceux qui voudront les faire, pour qui ce sera plus simple et naturel encore.

L’amour de la nature est un profond et constant trésor.
Il nous donne à vivre délicieusement notre relation à la Terre, à la vie, à nous découvrir nous-mêmes, à découvrir la richesse du moment présent, et à vivre le plus délicieusement ce lien d’interconnexion qu’est la vie que nous sommes.


Lor Ellaime


www.momentpresent-joyeusenaturedetre.fr
www.joieetbienetreaupresent.com

Écrire commentaire

Commentaires: 0